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Lubies - Page 5

  • Envoyez les oiseaux...

    Je regarde l'océan

    Tu regardes l'océan

    La ville est aussi morte

    qu'un océan

    après l'amour

    Je t'aime...

    Nous alors

    tout ce qu'on veut

    c'est vivre dans une chanson

    Je t'aime

    envoyez les oiseaux...

    Une chanson tellement mieux qu'ici

    Les vagues ont quitté

    les navires

    J'ai envie de ta bouche

    de tes parfums qui coulent

    de la nuit

    comme une rumeur tiède

    tiède et douce

    Tu regardes l'océan

    Je regarde l'océan

    La ville est aussi morte

    qu'un océan 

    après l'amour

    Je t'aime

    Envoyez les oiseaux...

  • ...

    Je me dis souvent

    aussi souvent

    que mes pas

    se retournent

    sur nos premiers

    souvenirs -

    la trame

    de Nous

    ne se tisse

    plus seulement

    au passé simple

    mais il faut bien

    qu'elle s'enracine

    un peu là

    quand même-

    aussi souvent

    que mes pas

    reviennent

    se poser

    sur les traces

    de nos premiers

    souvenirs...

    Je me dis souvent:

    ta voix

    ça fait

    comme un coup

    de langue

    quand il envoie

    promener

    les humeurs

    d'une vieille bête

    sur l'autre versant

    de la colline

    Oui

    ta voix ça fait

    comme un nouveau

    coup de langue

    après quoi

    des tas d'images

    plus neuves

    peut-être

    ancrées

    je suis au moins

    sûr de ça

    dans les

    variations

    multiples du cœur...

    Je me dis souvent

    aussi souvent

    que je retourne

    m'asseoir

    sur ce tabouret

    de bar

    où toute l'histoire

    a du -

    je sais que je ne sais

    pas

    Et puis...-

    a du débuter

    bien longtemps

    avant Nous...

    Je me dis

    que ta voix

    c'est tout l'inverse

    de toutes celles

    qui s'amusent

    à vous sauter

    à la bouche

    avec des façons

    de poisson

    chat

    avant de retomber

    comme des gifles...

     

  • Les distances...

    Parfois, alors,

    je repense

    à ces époques de ma vie

    quand je guettais, 

    les yeux troublés

    d'impatience,

    ce moment où,

    enfin,

    mes songes pourraient

    vérifier l'existence

    du ciel

    Mais à chaque plaisir,

    aussi grandiose

    qu'un lever de soleil

    sur la campagne,

    à la moindre joie

    aussi tendre sans doute

    que la langue repue

    d'un barbare

    après s'être régalé

    du monde

    jusqu'à sa complète destruction, 

    c'est comme si

    quelqu'un, par là-haut,

    avait oublié

    de tout mettre

    dans ces choses...

    Et puis je pense à Nous

    A toi et à moi.

    Au fait aussi

    que Nous ne peut exister

    ni tous les jours

    ni tout le temps.

    Je pense à tantôt

    lorsque je te regarderai

    partir sur ce quai de gare.

    Je me dirai:

    putain comme déjà

    Elle me manque !

    Et puis, parce que tu m'apprends

    à être sage,

    je me dirai aussi

    que dans ce monde si mal

    bâti,

    il n'y pas de gloire

    plus grande

    que de savoir attendre,

    en calmant ses mains,

    sa bouche et son cœur,

    la fille qu'on aime...