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Lubies

  • ...

    Au pays de dieu...
    Il y a un ciel
    qui traîne
    du soleil aux vitres
    D'où vous vient
    cet air de rêveur
    ébranché comme
    un cœur de céleri ?

    Partout une drôle de guerre
    fait rage...
    Voyez-vous un peu
    cette armée qui se réchauffe
    les mains
    nous sommes dans les heures
    qui précèdent le combat
    décisif
    Pierre qui roule
    contre mythe de Sisyphe...

    Au pays de dieu...
    La ligne de front
    s'est déplacée
    à l'intérieur
    d'un petit périmètre
    Toutes les questions
    qui le peuplent
    finissent écrasées
    comme une grappe
    de raisin
    entre le pouce
    et l'index
    d'un géant maladroit
    D'où vous vient
    cet air d'octobre
    à faire pâlir
    de rage ou de faim
    les plus beaux mensonges
    qui se prélassent
    sous l'été indien ?

  • ...

    Toujours
    il y a tes baisers
    qui naissent sur mes lèvres
    juste avant
    que la chair ne se crevasse
    en ressassant ces refrains
    après quoi toujours
    les piscines ondulent
    pour le peuple zombie
    de mes souvenirs
    qui agitent toujours
    leurs mains
    un peu trop fragiles
    toujours
    dans ces lieux
    pas vraiment intenses
    Toujours
    il y a tes baisers
    quand on songe
    à tout ce que l'automne
    pleure
    à tous les étages
    Toujours
    ils m'atteignent
    au plus profond
    D'abord sur mes lèvres
    ensuite ils recueillent
    mon âme
    qui menaçait
    de passer dans l'ombre
    Toujours
    il y a tes baisers
    qui naissent sur mes lèvres
    juste avant qu'elles
    ne tombent en miettes
    et que je devienne
    une nuit dans la noirceur
    Toujours...

  • Mon cœur brûle comme ces maisons qui voient la vie en mauve...

    Tu sais...
    Je sens ton Amour
    remonter la rivière
    de mes anciennes
    blessures
    narcissiques ou
    simplement tissées
    par toutes ces guerres
    inutiles où les paroles
    et les événements finissent
    par se confondre

    Tu sais...
    Je vois bien que mes yeux
    renaissent au plus près
    des flammes
    depuis ce jour
    où nous nous sommes
    épris
    de ce qui en principe
    ne se produit qu'une fois
    ou quasiment jamais
    enfin presque pas

    Tu sais...
    On pensait que ça c'était
    tout presque mort
    que ce serait comme ça
    et pas autrement
    Puisque la ville faisait
    l'autruche
    Parce que nos esprits
    s'étaient développés
    les yeux ouverts
    dans une chambre éteinte

    Tu sais...
    Puisque les villes font
    l'autruche
    Parce que tout le monde
    ment
    mon cœur brûle comme
    ces maisons qui voient
    soudain la vie en mauve...