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Lubies - Page 4

  • Tu devrais venir voir...

    Tu devrais venir

    voir

    à quel point

    les inerties matinales,

    finalement,

    c'est joli...

    Hier, j'ai essayé

    le matin,

    un petit coussin

    fixé sur l'appui-tête, 

    mais quelque chose

    d'affreux,

    le genre de refrain

    lourd de conséquence,

    passait à la radio

    et il n'en fallait pas plus

    pour que tu hésites

    à traverser

    hors des clous...

    Tu devrais venir

    plus souvent.

    Ce jeudi,

    alors je jure

    de tout faire,

    pour qu'il finisse 

    par se raconter

    comme une fable

    encerclée de divinités

    éternelles, 

    avec quelques pincées

    de villes nouvelles

    et leurs chemises

    à carreaux

    en train de caresser

    le poil en microfibre

    de leur fox terrier

    imaginaire...

    Tu devrais venir

    voir.

    C'est toujours mieux

    que d'attendre,

    sans cesse attendre,

    que les mêmes fantômes

    à l'accent dangereux 

    décalent,

    toujours décalent,

    ton prochain rendez-vous

    sur l'autre rive...

     

     

     

     

  • Le monde à la bonne vitesse...

    Je buvais une bière.

    Mon pouce arpentait

    les bords dentelés

    d'un souvenir de jeunesse...

    Alors, tu m'as dit

    que tu rêvais 

    de voir le monde

    à la bonne vitesse.

    J'ai promis de t'aimer 

    au moins

    jusqu'à l'autoroute...

    Tu voulais écrire

    pour le cinéma.

    Et moi,

    c'était des chansons.

    Tu disais:

    l'ennui et les films

    de Godard,

    voilà les deux passe-temps

    de ma vie...

    Je buvais une bière.

    Elle et moi,

    nous nous étions choisis

    juste avant l'heure joyeuse, 

    quand on peut encore

    survivre

    en jetant des cailloux

    dans une boite vide...

     

     

  • Quelques packs de bière tiède...

    Un vent de cinéma

    t'a caressé la joue.

    Oh quelques secondes,

    à peine...

    Plus loin, un pick-up,

    quelques packs

    de bière tiède 

    et toute une vie

    où un tas de jeunes gens

    apprennent à faire avec

    le fait de ne rien attendre...

    C'était une sorte de fantasme

    et nous vivions tous

    dans un monde rêvé

    comme 

    dans cette chose

    bête et sale

    qu'on pourrait nommer:

    le libre-arbitre,

    enquête sur une certaine

    idée

    de la jeunesse. 

    Et tout ça, bien entendu,

    lancé à la poursuite

    d'un plan-séquence

    où le destin passerait,

    tour à tour,

    de stoïque à souriant.

    Les possibilités du désir

    entrevues derrière 

    une caméra.

    La tyrannie du montage,

    où, l'air de rien,

    tout le monde s'applique

    à repasser

    ses petits mensonges

    aux autres...