Rapace
Le monde bascule avec tes doigts
sur le sucre en morceaux
qu'ils effritent avec une envie
de sable belle à croquer
Les émotions tu les chasses
à l'approche comme des bêtes
tapies de plus en plus
minuscules dans leur coin
Je sais pour tes yeux
dans ces rares instants
ils ont le pouvoir de changer
de couleur très rapidement
Les ombres reculent
regagnent le murmure fragile
de la basse ville
Elles patientent jusqu'au soir
Guettent l'aile d'un rapace
favorable
Nos forces nos doutes
nos défaillances se répondent
Comment le monde peut-il
encore l'ignorer ?