Embarras
J'aimerai toujours
quand le ciel
s'embarrasse
à mesure
que les trains s'enfuient
jusqu'au cœur noir
des forêts assoupies
en eaux profondes
pour ne pas avoir
à répondre de leur
demi heure de retard
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J'aimerai toujours
quand le ciel
s'embarrasse
à mesure
que les trains s'enfuient
jusqu'au cœur noir
des forêts assoupies
en eaux profondes
pour ne pas avoir
à répondre de leur
demi heure de retard
Lambeaux du dernier rêve
connu s'écrasent
au milieu des mouches
après un refus
d'obstacle devant
le début d'une tentative
d'interprétation
Rumeurs d'arrosage
dominical gestes lents
peu convaincus
s'évanouissent assez vite
Nous tirent quand même
du sommeil de plomb
où s'échouent toujours
comme une souche
les nuits blanches
ou grises
sèches ou chargées
d'illusions bien
grasses
Les femmes transpirent-elles
moins ou plus que les hommes
et la phrase n'a même pas
le temps de suer
en points de suspension
le journaliste télé qui en termine
avec sa rubrique n'a visiblement
pas travaillé sa petite affaire
Et d'ailleurs longtemps
son visage hésite
sur la posture à tenir
face à sa jeune consœur
laquelle lance un sujet
où il est bientôt question
de la lutte des classes
climatisées ou pas
Le train hier soir
s'est enfoncé
dans la nuit
à la façon
d'un couteau à beurre
Le futur est femme
Il était temps
Les voyages tricotés
sur la trame
d'un simple aller-retour
n'ont jamais eu
le coeur à se laisser
assujettir à un genre