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Lubies - Page 4

  • ...

    Comme une faiblesse

    derrière les yeux...

    Les Austin 

    n'aiment pas le froid,

    disais-tu...

    Quelques flocons,

    et non des moindres,

    me soutiennent...

    Ce jour-là,

    nous avions rendez-vous

    chez Alma Prod.

    Un projet de série.

    On voulait tous écrire

    des séries pour la télé,

    à cette époque..

    Tu te souviens 

    de la robe

    que je portais,

    quai du point du jour,

    cette fois où

    je me suis perdue

    dans la foule...

    Le producteur

    qui se faisait surtout

    appeler:

    "directeur littéraire"-

    "directeur littéraire", 

    ils se faisaient tous

    appeler comme ça,

    à l'époque-, 

    le producteur

    s'était aussitôt extasié 

    devant notre projet

    de série,-

    à cette époque,

    tout le monde faisait croire

    à son entourage,

    les parents, les amis

    limitrophes,

    qu'il vendait des scénarios

    et signait des contrats.

    Jusqu'à un certain point,

    on faisait donc 

    comme tout le monde...-

    Le producteur estimait

    tout de même

    que ce personnage principal,

    animateur de radio,

    quelque part dans le Nord,

    aurait pu être

    quelque chose de plus fragile

    encore.

    Une femme

    fraîchement divorcée,

    amatrice

    de plongée sous-marine

    en région Paca,

    par exemple...

    Allez ça suffit,

    il neige...

     

    (Photo Baptiste Jeantet) 

     

  • ...

    Je ne crois plus

    du tout

    à l'inspiration,

    me dit-il.

    J'accorde juste

    ce qu'il faut

    d'importance

    à tout ce qui,

    nuisible ou pas,

    peut rendre

    nos jambes

    un tantinet

    impatientes...

    Je crois aux enfants

    qui jouent

    dans la neige.

    Aux acteurs

    qui acceptent

    la mise en scène

    uniquement

    par peur

    du ridicule...

  • ...

    En principe,

    me dit-il,

    lorsque mon chat

    se remet à pisser

    sur toute la création,

    je repense aux tendres

    rameaux de l'innocence.

    Ou bien je réserve un billet

    pour l'Australie.

    Ou bien je modifie mon emploi

    du temps.

    Et alors je travaille de nuit.

    Et alors des voix sans cesse

    me chuchotent:

    "change de boulot, sinon

    tu vas gâcher ta vie. 

    Change de boulot..."

    En principe,

    me dit-elle,

    je dors assez mal.

    Quand j'y arrive pas,

    alors je compte.

    Je compte les chambres

    où j'ai dormi

    à peu près normalement.

    Les hommes qui m'ont plu

    alors que j'étais déjà

    très en retard.

    Et tout de suite, ça va mieux...