Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Lubies - Page 3

  • ...

    Au tout début

    de cette histoire,

    me dit-elle,

    crois-moi si tu veux,

    mais j'ai longuement

    observé

    les hommes

    et leurs façons

    apeurées, féroces

    d'agiter

    leurs crinières

    sous le vent,

    comme autant

    de faux-espoirs 

    pour violenter l'horizon,

    cette fuite illusoire

    vers les dunes de sable

    du désir, 

    à coups de répliques

    mensongères.

    Oui, j'ai longuement

    observé 

    leur allure de victime,

    comme ils redevenaient

    menaçants

    à la minute même

    où il seraient

    abattus 

    par des mains de soldats

    rompus aux enjeux

    de cette lutte

    où la parole importait

    peu.

    J'ai longuement observé

    leur petit cinéma

    aux symétries

    très littéraires.

    Le quartier général

    des habitudes,

    derrière la monotonie

    d'un paysage automnal,

    dominait alors

    la grande plaine.

    Ce n'est qu'ensuite

    mais c'était perdu

    d'avance,

    qu'ils choisirent

    de modifier la distance

    que l'on prend

    en face de son propre

    personnage. 

    Avant de tout repeindre 

    en rouge...   

  • ...

    Parce que les garçons

    trichent,

    me dit-elle,

    et que les filles

    font semblant,

    en général,

    tout se décide

    en une nuit.

    La première.

    Ensuite, le matin,

    on sait

    si on sera capable

    de se parler

    dans la bouche. 

    Les langues

    et nos salives

    comme le dernier

    éclat

    du romantisme. 

    En principe,

    oui,

    dans la société

    aussi composite

    des dimanches matins,

    il ne peut y avoir

    de barrières sociales,

    aussi clairement

    marquées... 

  • Je répondais par une balançoire...

    Allez, me dit-elle,

    on récapitule. 

    La jeunesse,

    d'où qu'elle vienne,

    où qu'elle aille,

    n'est qu'un moment

    musical

    situé sur une ligne

    de fracture.

    Dans cette région,

    alors, 

    tu dirais que la terre

    ne cesse de trembler...

    Parfois, on fait face

    à tout ça

    en se réfugiant 

    dans une vie d'enfant

    de troupe. 

    Après coup, ils parleront

    d'une réaction

    à l'existence.

    De cette angoisse 

    ancienne

    que le terrain de jeu

    ne se transforme

    bientôt

    en nuage de poussière. 

    Et moi j'affirme

    que c'était la seule 

    façon

    d'adoucir la solitude...

    Allez, me dit-elle,

    on récapitule. 

    La jeunesse,

    d'où qu'on parte,

    quoi qu'il advienne,

    c'est ce pays

    aux multiples

    voyages. 

    On tente de s'acheter

    un test de personnalité.

    Sur plus de sept

    milliards

    de personnes,

    quel individu êtes-vous?

    Tu évoquais tes peines

    de cœur

    de petit célibataire

    géographique. 

    Je répondais par une

    balançoire...