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Lubies - Page 3

  • ...

    Et justement, me dit-elle, 

    parlons un peu de ce dialogue

    situé au-delà du silence...

    Sais-tu, chaton, que lorsque le chasseur

    perd son chien,

    il se retrouve aussitôt nu et désemparé...

    oui, parlons de ce dialogue

    où les oblitérations et

    les doubles-sens abondent,

    au risque de faire passer

    l'image au second plan...

    La première fois, je me suis dit:

    "voilà un homme et son regard

    enraciné dans les grands espaces

    et la nature sauvage

    mais il mange des céréales

    pour enfants..."

    parlons un peu de ce dialogue

    qui n'aura pas lieu,

    ou alors il faudrait qu'il ressemble

    à l'assassinat d'un poisson rouge

    bombardé dans son petit bocal

    à coups de boulettes

    de viande..

  • ...

    Mes paupières sont lourdes,

    me dit-elle.

    Si je te faisais un clin

    d’œil à la sauvette,

    alors je pourrais peut-être

    mesurer mon poids

    de fatigue.

    Reste avec moi, chaton,

    le jour baisse et

    j'ai l'air d'un bas troué

    dans une chaussure

    trop grande. 

    Le vent a déjà dispersé

    ce qu'on cherchait

    et pourtant il y a

    comme une lumière perdue

    au milieu de tout ce

    brouillard. 

    Quelle importance...

    Je n'ai pas du tout

    envie

    de respecter à la lettre

    leur programme 

    des petits bonheurs jamais

    atteints...

  • ...

    Comme tu peux le voir

    sur cette photo,

    me dit-il,

    mon cœur est une personne

    sérieuse, ponctuelle,

    honnête, 

    même si, 

    à la morte saison,

    il arrive que l'eau calcaire

    lui assèche brusquement

    l'épiderme

    et que je me vois 

    contraint

    de nourrir sa peau,

    et c'est comme si j'assistais,

    d'horribles souvenirs

    investissent alors le sable

    de ma gorge,

    à la reconstitution de cette

    mélancolie 

    enterrée vivante

    dans la terre profonde,

    avec un fil électrique

    au cou...