Avec le stade de Wimbledon comme décor d'ensemble...
J'aurais tellement voulu qu'on retourne bailler près de la rivière, me dit-il... là où, ce soir-là, tes yeux m'ont appris à imiter le saxophone au moment où il place son pied d'appel, tu sais, juste avant de s'élancer pour ce solo suicidaire, comme ça, en plein milieu de la symphonie des cœurs brisés. T'en souviens-tu? Oui, c'était ce soir-là...c'était il y a quelques jours...une nuit d'orage et cette moiteur de bayou comme possible élément déclencheur? Qui sait...La nuit précédente, j'avais aussi fait ce rêve étrange...un rêve avec le stade (ne devrait-on pas plutôt le nommer court central? Je l'ignore...)oui, avec le stade de Wimbledon comme décor d'ensemble...là-dessus, rivalisaient de mâle innocence et d'audaces, une poignée de joueurs de rugby, et tous moustachus, les joueurs en question...Le public était venu nombreux...figé dans le silence..et puis, une chaise d'arbitre a surgi de terre dans un indescriptible brouhaha de conversations...sur la chaise, un gamin, joufflu et morveux et sale comme un peigne, sucette géante à main droite et dans la gauche un hochet s'agitant au-dessus du vide...Le gamin s'est écrié avec la voix insupportable de Karine Viard (les rêves parfois vous mènent aux pires extrémités...)" Faites danser le cadavre!!" Et ce fut tout...