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Lubies - Page 183

  • ...

    Le champ de la mélancolie

    doit être renseigné.

    La mélancolie, c'est difficile,

    jusqu'à ce qu'on trouve

    la solution.

    Renseigné par une inconnue

    qui s'avance contre le vent,

    dans la neige.

    Elle avance

    et la neige craque sous ses pas,

    comme dans un moment

    de sagesse tragique. 

    J'essaye de trouver un sens,

    disais-tu.

    Un sens à tout ce merdier...

    Il arrive parfois que la neige

    écrase le toit des maisons.

    Il arrive que l'air finisse

    par se clarifier,

    après la neige. 

    Le champ de la mélancolie

    doit être renseigné. 

    La mélancolie, ça se complique,

    quand on manque

    d'information...

  • ...

    Personne ne sait qui je fuis,

    me dit-elle. 

    Le milieu du cinéma?

    Une adolescence compliquée

    comme au cinéma?

    La figure de l'adolescent

    dans le cinéma contemporain?

    Personne ne sait que j'ai cessé

    de me ronger les ongles

    juste avant mon premier

    casting.

    Et sûrement vous vous dites

    que je dois ressembler

    à la compilation idéale 

    rassemblant la crême

    des stéréotypes réservés

    aux actrices qui passeront leur vie

    à débuter. 

    A être découvertes par tout un régiment

    de jeunes premiers.

    Je ne sais pas

    si les mauvais scénaristes

    - vous l'êtes tous,

    oui,

    plus ou moins,

    dans ces parages.

    N'est-ce pas?-

    vous ont déjà mis

    en garde

    contre le goût particulier

    d'un film racoleur...

  • ...

     

    Le soir se replie sur lui-même, me dit-il, et, dans un monde idéal, j'aimerais que tu allonges à nouveau le bras vers le bol de pistaches. Un geste simple. Comme un éclat fugitif au milieu de ce décor un peu éteint...

     

     

    Tu crois, me dit-il, pouvoir vivre éternellement dans la salle d'attente de la souffrance. Bien. Voyons ça. Alors, tu prends tes jeux de mots, tu leur fais un shampoing afin qu'ils existent sur plusieurs niveaux de conscience. Jusqu'ici, tout va bien. A présent, invite ta voisine- oui, celle qui allume des bougies dans toutes les pièces sitôt que le jour baisse- et demande lui de te raconter sa première fois...

     

    Je sais ce qu'il faut savoir, me dit-elle. La pluie ça mouille. L'angoisse finira, un jour, par te mettre en retard...