Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Lubies - Page 188

  • Toutes les générations perdues depuis l'Atlantide jusqu'au Sillon de Saint-Malo...

    Je travaillais à mon malheur

    ordinaire,

    me dit-il;

    un tube de l'été passait

    à la façon du vent

    sur une clôture électrique,

    sauf que c'était plus doux.

    Oui, 

    il s'agissait bel et bien

    d'un de ces tubes

    en polystyrène.

    Trois ou quatre notes,

    pas plus,

    un refrain où l'amour

    sifflotait la rengaine

    habituelle

    de toutes les générations

    perdues

    depuis l'Atlantide

    jusqu'au sillon de Saint Malo,

    et puis, comment te dire...

    il y a eu

    cette odeur de neige

    en train de débarquer

    sur sa petite plage

    de résistance personnelle,

    et ça s'est fait comme ça,

    au cœur de l'été...

     

    (photo Sophie Jeantet)

  • Quelque chose à l'écart et au calme...

    Quelque chose

    comme

    son regard nerveux,

    mes sourcils arqués

    et tes commissures

    retroussées

    sur le fantasme

    d'une jupe 

    pourtant pas plus courte

    que les autres...

    Ailleurs,

    et c'est juste avant

    d'obéir à la loi du genre,

    juste avant d'écrire

    un flash-back

    où le show runner

    te persuade,

    en faisant les cent pas

    dans sa writing room,

    qu'il doit bien y avoir

    un moyen

    de raviver la mémoire

    du téléspectateur

    sans qu'on le pousse

    trop à réfléchir. 

    ici on écrit

    des séries mainstream,

    coco.

    On fait dans le high concept,

    do you know what i mean?

    Tu verras, on s'y fait.

    Tu verras...

    Quelque chose, 

    comme l'idée d'un matin

    avec vue sur la mer

    et elle se mord

    les lèvres

    et tu transpires

    des mains.

    Quelque chose

    comme un souvenir

    à l'écart et au calme...

     

    (photo Sophie Jeantet)

      

  • ...

    A quoi tu penses

    quand je ne suis 

    pas là...

    C'était une de ces fois

    où la nuit étouffe

    à cause

    du sang noir 

    dans ses poumons...

    Est-ce que ça t'arrive

    de me maudire

    la bouche close...

    Obsédé par l'envie

    de ressentir 

    le souffle épique

    de la route, 

    tu as voulu qu'on s'attable

    dans le coin de ce mac-do

    dédié au drive-in...

    Est-ce que tout ça

    s'apaise un peu

    une fois

    que le jour baisse...

    La dernière part

    de tarte aux cerises

    venait tout juste

    de me passer sous le nez

    J'ai su qu'il faudrait

    remettre tout au noir.

    J'ai compris,

    mais trop tard,

    que la nuit serait longue...

    A quoi tu penses...

    D'ici,

    je peux entendre

    ton pouls qui bat

    depuis le coeur

    obscur

    de la forêt...