Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

poésie

  • Fragile dans un lieu intense...

    Toute la nuit,
    me dit-elle,
    à survivre
    après les passions
    secrètes
    des légionnaires.
    Lorsqu'on s'aventure
    à construire
    un récit,
    tu sais chaton,
    les monstres sont
    partout...
    Tout le monde
    te regardait
    d'un air consterné.
    Il était donc
    une fois,
    l'histoire
    d'un homme
    né à la ferme
    mais grandi
    dans la seule ville
    au monde
    capable
    d'exaucer vos souhaits
    les plus fous,
    il était donc
    une fois
    l'histoire
    d'un homme
    auquel on aurait
    légué en héritage
    les reliques
    d'un club de rugby
    vêtu de rouge
    et de noir.
    Ensuite,
    la jeunesse, ce petit
    actor's studio
    maquillé
    comme un cirque
    de puces,
    ensuite,
    les rêves de contre-champs
    qu'on fait
    à cet âge
    pour accélérer son jeu,
    ensuite-ensuite,
    je te revois
    en train
    de monter et
    de remonter
    tous ces films.
    Il me semble bien,
    oui,
    qu'ils reposaient
    tous
    sur cette proposition:
    Et si on redevenait
    fragile
    dans un lieu intense...

  • Vois-tu, cher Scott Walker...

    Le problème, vois-tu,
    cher Scott Walker,
    c'est qu'à force
    de taillader
    le visage de la mélancolie
    à coups de rasoir,
    tes mots manquent au reste,
    et peu importe
    que telle ou telle séquence
    musicale soit d'une folie
    pop un peu trop raisonnable.
    Oui peu importe.
    Angels of ashes...

    A force de jouer la comédie
    avec cette crainte
    aussi vieille
    que les heures glorieuses
    du technicolor,
    presque plus personne
    n'ose chambouler
    toutes ces superproductions
    surpeuplées par le fric
    et la crainte d'inventer
    des choses qu risqueraient
    de moins plaire ici que là.
    Plastic Palace People...

    Le problème, vois-tu,
    avec la plupart de ces
    icônes Pop consciencieuses,
    parfois jusqu'à la roublardise
    arty où rien ne saurait
    être trop audacieux,
    jusqu'à ce moment m,
    oui bon d'accord,
    où la machine ne broie plus
    les techniciens,
    oui, le problème, vois-tu,
    cher Scott Walker,
    avec la plupart de ceux
    assez sublimes
    quand il s'agit de raconter
    quelque chose qui se chante
    et se danse,
    c'est que le monde et ses peuplades
    les plus réfractaires
    aux alchimies musicales
    qui n'osent plus se contenter
    de leur voix- et ta voix de baryton,
    ah quand même-,
    le problème,vois-tu,
    cher Scott Walker,
    c'est que même elles, même eux
    ont fini par leur donner
    raison alors même
    que ceux-là
    avaient à peine fait l'effort
    de te reconnaître,
    ou alors quand il était
    trop tard
    pour être démasqués
    Et après?
    C'est la règle de ce jeu
    où rien n'est jamais plus ancien
    que la nouveauté.
    No regrets...