Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Lubies - Page 261

  • ...

    Un cauchemar n'arrêtait pas de verser des pleurs sur le monde aussi désolant et triste qu'on sait, puisque le temps nous abuse depuis que dieu et la tête de veau sauce gribiche n'espèrent plus rien et tout ceci se passait un samedi matin qu'il aurait fallu désosser et puis rouler sur lui-même et puis ficeler....Encore un de ces samedis matins comme il en existe hélas, trois fois hélas, et qu'on ne pense jamais à cuisiner comme il faut....

    Un peu plut tôt, juste avant de proférer des sottises, j'aurais bien voulu t'emmener faire un tour sous les glycines, à l'endroit où commencent les berceuses qui font sécher les larmes, mais au dernier moment, sans doute la crainte d'avoir à faire ça tout seul, j'ai eu peur qu'il ne reste plus assez d'espace et de temps pour garder notre amour vivant...

    Un objet énigmatique flottait sur l’étang. Des gamins, tout au bord, des gamins impatients de se lancer sur la trace des épaves de la flotte...

  • ...

    Si la nuit ne m'aide pas

    me dit-il

    je n'aurai plus d'autre alternative

    pour te faire sortir d'ici

    Je fais les poussières

     ravi que notre histoire

    n'ait nul besoin

    du plumeau

    ce n'est pas faute

    d'habiter

    notre vie grande ouverte

    entre la gare et l'autoroute

    mais rien à faire

    Le brouillard parfois

    c'est comme

    s'il te suçait le cerveau.

     

    (Photo Olivier Sarfati)

  • Cale sèche...

     

    Ce matin s’ouvre sur un champ de coquelicots bercé par une douce rumeur d’aspirateur. Esprit brouillé. Cet œuf au plat fait son foie jaune. Ma main qui hésite avant de rejoindre ta peau toujours aussi douce. Toujours aussi douce, ta peau. Tes cuisses. Ton cul...

    L'océan, tu disais. L'océan et cette chanson pop de The Verve. Cette chanson. "Lucky man". Tu disais,  Richard Ashcroft. Ah celui-là... Lui et tous ses semblables. Tas de sales petites gouapes pas si pressés d'attraper le papillon ; tu disais ces chanteurs tous pareils, leurs jolies façons de goujat, tu disais, leur morgue lippue. Ça nous servait d'étendard et d'horizon. D'horizon où élargir enfin nos fantasmes. Tu disais mon adolescence, sans tous ces chanteurs, possible qu'elle se serait enfoncée toujours plus loin dans la monotonie...

    Dès qu’elle sent une vague sur ses chevilles, cette fillette, alors, plus qu’une seule  idée en tête : revenir en arrière...

    Je me souviens qu'il était une fois ce canapé. Et de ton coeur échoué là-dessus comme un cuirassé en cale sèche...

     

    (Photo Frédérick Jeantet)