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Lubies - Page 138

  • ...

    Une fois, chaton,

    alors il était

    une langue

    et ton oreille,

    filmées 

    d'après le refrain

    d'une chanson

    Pop...

    Et tout ça

    qui sentait

    les mots chuchotés

    dans une odeur

    de neige,

    le froissement

    lâche

    de l'étoffe...

    Tout doit servir

    dans un bon

    scénario, chaton,

    et voici, au moins,

    de quoi 

    nous bricoler

    une saga

    avec la vie

    de deux solitaires

    grandioses...

     

  • Mon cœur entre tes mains...

    Vous m'avez menti...

    Vivre, non,

    ce n'est pas

    concilier ce que

    je veux

    et ce qu'on attend

    de moi...

    Vous m'avez menti...

    Quel jour c'était,

    déjà,

    quand j'ai mis

    mon cœur

    entre tes mains

    comme les licornes

    appâteraient

    une vierge

    dans le jardin?

    Vous m'avez menti...

    A quel moment

    ça marche

    cette histoire de ballade

    du café triste

    et d'observateur

    participant?

     

     

  • Tu dis la tendresse...

    Tu dis le pont de Gênes

    et l'attentat

    de Westminster, 

    tu dis que même,

    parfois,

    alors tu pleures,

    surtout

    quand je tente

    de m'évader

    de ta présence

    derrière ma corbeille

    de passions

    vides...

    Tu dis, chaton,

    je m'en fous

    que tu sois tendre.

    Tu dis la tendresse...

    Cet été,

    un peu après

    toi,

    sais-tu, au moins,

    comme j'ai eu envie

    de faire l'amour 

    à cette guêpe 

    pendant que tes remords

    se mêlaient

    au reste du bétail...

    Tu dis que tu t'en fous,

    putain,

    que je veuille étendre

    mes bras

    jusqu'à l'océan.

    Tu dis: j'espère qu'un jour,

    tu vas en finir,

    une bonne fois

    pour toutes,

    avec ces histoires

    de garçons perdus.

    Tu dis, chaton,

    le dentifrice

    ne peut pas toujours

    tout résoudre...

    Tu dis la tendresse...