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  • Ce qui reste de la nuit...

    J'habite en face de la gare,

    me dit-il,

    et ce matin

    il me semble-

    bien sur je peux me tromper.

    Du reste,

    je me trompe souvent-

    oui, ce matin il me semble

    que ce qui reste de la nuit-

    épaves molles et silencieuses

    dont on pourrait presque

    supposer d'ici

    que tout ça

    a du vibrer

    et même assez haut

    et même très fort-

    n'a toujours pas envie

    de rentrer à la maison.

    Non. Pas encore.

    Non. Pas tout de suite...

     
     
     
     
  • Nos rêves en laisse...

    La vie, avec un peu

    d'imagination, 

    pourrait s'écrire,

    en haut style,

    dans quelque revue

    du suspense...

    Nous étions jeunes

    et alors,

    les tâches à accomplir

    importaient peu.

    Nous étions jeunes

    et les rouages du bonheur 

    n'avaient pas cessé

    de tourner.

    Nous étions jeunes,

    presque beaux,

    puisque la beauté

    n'atteignait pas encore

    ces dimensions

    considérables...

    Tu disais toujours:

    pour vivre heureux,

    mon garçon,

    un soupçon ne suffit pas.

    Il va venir assez tôt

    ce jour,

    où toi et moi,

    on promenera

    nos rêves en laisse...

     

     

  • ...

    Ce soir, me dit-elle,

    le vent pleure à ma place.

    Aussi, et ça on ne le sait

    qu'après coup,

    il fallait être folle

    pour espérer

    que ce mercredi

    nous abreuve de bienveillance

    et de ces tendresses minuscules,

    oui ces tendresses minuscules,

    trois petits tours

    et puis s'en vont,

    après quoi tout s'efface...